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Assocation canadienne d'économique

Vision, défis, opportunités : un survol

Basée sur une série de consultations menées auprès d’entreprises et d’organismes communautaires, cette section présente la vision, les défis et les opportunités qui s’offrent à la région d’Edmonton et à sa communauté francophone.

Main-d’œuvre de la région

Le niveau de qualifications et de formation nécessaire pour participer activement à l’économie de la région d’Edmonton varie passablement selon les secteurs économiques.  Bien que certains emplois requièrent une formation de pointe, d’autres ne requièrent qu’une formation de base.

L’accès à une main-d’œuvre qualifiée dépend du domaine.  Le recrutement dans les secteurs de la santé, de l’éducation, des services communautaires, de la construction, de la comptabilité et des métiers, ainsi que pour les postes de journalistes, pose certaines difficultés.  Dans le secteur de l’enseignement, il est beaucoup plus compétitif de postuler en zones urbaines qu’en zones rurales éloignées.  Il est difficile de convaincre les enseignants de s’établir en région.

Les moyens de recrutement les plus souvent utilisés sont : 

  • Les annonces dans les journaux de la région, incluant Le Franco
  • Le site Internet de l’entreprise
  • Le programme d’affaires bilingues de Northern Alberta Institute of Technology
  • Le Campus Saint-Jean
  • Le Centre culturel Anne-Marie-Gaboury
  • Le centre Accès-emploi
  • Les réseaux informels
  • Les banques de données

Le recrutement de personnel bilingue est difficile dans la région, particulièrement pour les postes d’ingénieurs et de programmeurs / analystes, de même que ceux dans les secteurs de la santé, de l’administration et de la gestion, et des métiers.  Bien qu’une grande partie du personnel bilingue soit originaire de la région d’Edmonton et ait le français comme langue maternelle, certaines personnes proviennent de l’extérieur de la région, comme par exemple de Rivière La Paix et de Beaumont, ainsi que des provinces du Québec, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et du Manitoba.

Intégration des nouveaux arrivants

Il y a une proportion importante de nouveaux arrivants à Edmonton.  Plusieurs d’entre eux viennent d’autres provinces et pays francophones.  Même si la majorité des employés ont reçu leur formation au Canada, certains ont obtenu une formation en Europe.  Quelques programmes d’échanges existent, offrant  la possibilité d’obtenir une formation ou un cours de perfectionnement à l’étranger, par exemple, en journalisme. 

Pour ceux qui ont reçu une formation à l’extérieur du Canada, la reconnaissance des compétences acquises à l’étranger pose certaines difficultés dans la région d’Edmonton, particulièrement pour les ingénieurs.  Certaines initiatives sont en place pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants dans le marché du travail.  Les services d’accueil d’Edmonton, le conseil scolaire, le campus Saint Jean et l’Accès-emploi sont impliqués dans le dossier d’immigration.  De plus, quelques initiatives ont été développées au niveau national pour apporter une solution au problème de la reconnaissance des compétences acquises hors du Canada, notamment par le biais de la promotion de l’entreprenariat et l’offre de cours d’anglais ciblés. 

Présence du français en milieu de travail

Le français est utilisé dans plusieurs entreprises comme langue de travail et comme langue de communication avec les clients.  Les sites Internet de plusieurs entreprises sont en français ou bilingue.  Le français est utilisé plus souvent dans les agences et ministères fédéraux, les paroisses et les organismes communautaires, ainsi que dans le secteur de l’éducation, de la santé, de l’hôtellerie et de la restauration.

Formation de la main-d’œuvre

La formation constitue un dossier important pour la grande majorité des entreprises de la région.  En général, les possibilités de formation dans la région sont suffisantes.  Toutefois, puisque l’économie de l’Alberta est forte et les salaires attrayants, de moins en moins de finissants poursuivent leurs études en raison de l’attrait du marché du travail.

Certaines entreprises et organismes offrent à leur personnel la possibilité de défrayer les coûts de leur formation ou de leur cours de perfectionnement, surtout dans le domaine des nouvelles technologies, compte tenu de leur rapide évolution. Dans d’autres secteurs, les employés reçoivent une formation à l’interne.

Malgré l’importance accordée à la formation continue, les possibilités de formation en français dans la région demeurent insuffisantes dans certains domaines, tel l’enseignement postsecondaire, la santé, les métiers, la construction, l’informatique, la comptabilité, le pétrole et le développement communautaire.  De plus, les formations de gestion industrielle et de nanotechnologie ne se donnent qu’à l’extérieur de la ville. 

Les institutions suivantes offrent de la formation dans la région ou à proximité d’Edmonton :

  • Northern Alberta Institute of Technology (NAIT)
  • Le Campus Saint-Jean
  • Grant MacEwan College
  • King’s University College
  • L’Université de Calgary
  • Le Centre de carrière et d’emploi de Calgary
  • L’Université d’Athabasca
  • L’Université d’Alberta
  • Le campus de la Cité Francophone
  • Les écoles secondaires
  • Les écoles techniques

Services aux entreprises

De nombreux organismes et agences offrent des services aux entreprises :

  • La Chambre économique de l’Alberta (CEA)
  • La Chambre de commerce d’Edmonton
  • NAIT
  • Le Campus Saint Jean
  • Le centre Accès-emploi
  • Liaison Entreprise
  • La Société éducative de l’Alberta
  • Les institutions financières
  • Les services/programmes gouvernementaux
  • Les spécialistes/consultants
  • La Banque de développement du Canada
  • La Diversification Économique de l’Ouest Canada
  • Ressources humaines et Développement des compétences Canada

En général, les entreprises ont accès aux agences et organismes qui offrent des services d’appui.  La création de la CEA a permis d’améliorer l’offre de services aux entreprises dans la région.  Les services les plus utilisés sont l’assistance pour l’élaboration de plans d’affaires, la planification financière, la formation, le marketing, et l’assistance pour l’obtention de financement public et pour le recrutement de personnel.

Certaines entreprises, par contre, estiment que les services disponibles sont inadaptés aux petites entreprises, en particulier ceux pour la recherche de financement, la formation, l’aide au réseautage et l’aide à la gestion des projets.  En effet, on remarque des difficultés à obtenir les services nécessaires dans certains domaines, comme l’exportation.  De plus, la promotion des services disponibles aux entreprises pourrait être renforcée.

Priorités d'actions

La santé économique de la région d’Edmonton est plutôt bonne. Les forces se retrouvent dans plusieurs domaines, tels que dans l’industrie pétrolière, commerciale et touristique, l’exploitation du gaz, ainsi que dans les secteurs de l’éducation, de la foresterie, de la construction, de l’agriculture, de l’industrie, de la technologie, de l’innovation et de la santé.  De plus, il y a des effets d’entraînement positif de l’exploitation des sables bitumineux de la région de Fort McMurray, notamment, la croissance de la population de la région. La ville d’Edmonton profite également du fait d’être fournisseur du grand Nord et du reste de la province.

Un des défis de la région est de trouver de meilleurs moyens pour répondre à la croissance économique.  Les infrastructures ont besoin d’être améliorées afin de conjuguer le développement commercial et satisfaire les besoins en logement.  De plus, la région est continuellement à la recherche d’une main-d’œuvre qualifiée, ainsi que des innovateurs, pour se maintenir à la fine pointe de ce qui est rattaché à l’innovation et à la propriété intellectuelle.  Il y a aussi un besoin d’augmenter les possibilités d’emploi et les services offerts en français et de faire la promotion du bilinguisme dans la région. 

D’autres défis existent dans les domaines suivants  :

  • Économie du savoir – Les conditions de formation dans le domaine de l’économie du savoir doivent être renforcées pour promouvoir le secteur.  Il y a aussi un besoin d’encourager les jeunes à travailler dans ce secteur.  Dans le domaine du commerce électronique, la CEA achève la création d’un site internet électronique bilingue (www.canadacommerce.ca.)  Il s’agit d’une coopérative de commerce électronique virtuelle qui reflète une approche de commerce électronique unique au Canada.
  • Tourisme – Des adaptations et des changements dans ce secteur seraient nécessaires pour convenir à l’évolution du tourisme.  Un meilleur accès à une main-d’œuvre qualifiée pour pouvoir offrir et améliorer les services en tourisme serait aussi bénéfique.  Certaines initiatives de la CEA visent l’élaboration d’un guide touristique et la mise en place de campagnes publicitaires promotionnelles au Québec.
  • Intégration des jeunes en affaires – Il y a un besoin de créer plus de possibilités d’emplois pour les jeunes dans la région.  Il faut aussi renforcer les conditions de transition progressives dans le monde du travail pour les jeunes, par exemple, au cours de leurs études.
  • Développement rural – La réhabilitation du rôle de l’agriculteur est un défi dans ce secteur.

En résumé, les priorités d’actions sont :

  • L’intervention auprès des jeunes – Il faut aider les jeunes à intégrer le marché du travail et les sensibiliser aux possibilités qu’offrent les métiers.  Dans la région, certaines études de besoins visant les jeunes ont été réalisées. De plus, quelques initiatives avec la communauté d’affaires sont anticipées pour identifier plus d’opportunités de travail en français ou dans des postes bilingues.
  • L’accroissement des possibilités de formation – Il y a un besoin d’éducation permanente, particulièrement pour l’enrichissement et le développement des compétences des travailleurs déjà sur le marché du travail.  Le renforcement des formations et des cadres d’apprentissage et un meilleur lien entre le secteur éducatif et le monde professionnel est aussi important.  Il faudrait accroître la sensibilisation à la formation et identifier les besoins.  Par exemple, le domaine des formations techniques devrait être privilégié pour répondre à la forte demande de produits et services pétroliers.

Le renforcement des moyens financiers pour la formation universitaire et collégiale serait aussi bénéfique.  Des discussions sont en cours pour la création d’un collège bilingue qui offrirait des programmes d’études en français dans la région d’Edmonton.

  • L’accroissement du développement économique – Les principaux acteurs du développement économique de la région sont la CEA, l’ACFA, la Chambre de commerce d’Edmonton, le centre Accès-emploi, les institutions d’éducation, « Alberta Research Council », les associations communautaires, les organismes à buts non-lucratifs, le secteur privé et les trois niveaux de gouvernement.

Dans la région, il y a un besoin d’améliorer l’accès au capital-risque et au financement des entreprises.  De plus, le développement des infrastructures (routières, immobilières et transport public) est nécessaire pour répondre à la croissance économique.  En effet, la Chambre économique de l’Alberta travaille sur des plans stratégiques de développement communautaire, en vigueur à Plamondon et Saint-Isidore.

Il faudrait aussi faciliter l’intégration des nouveaux arrivants francophones, par exemple, en ce qui concerne la reconnaissance des diplômes étrangers, la mise à jour des systèmes d’équivalences, la formation (notamment linguistique et technique) et l’aide à la recherche d’emploi.  De plus, le développement de stratégies de valorisation des employés capables de s’exprimer en plusieurs langues serait bénéfique.  Les institutions devraient promouvoir la valeur d’être bilingue.

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