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Carte des divisions et subdivisions de recensement
Kelowna
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Photos :
René Digard

Vision, défis, opportunités : un survol

Basée sur une série de consultations menées auprès d’entreprises et d’organismes communautaires, cette section présente la vision, les défis et les opportunités qui s’offrent à la région de Kelowna et à sa communauté francophone.

Main-d’œuvre de la région 

La région de Kelowna vit présentement une période de croissance intense.  La population de la ville de Kelowna est de 162 276 (Recensement 2006) une augmentation de 10% depuis le dernier recensement. Cette augmentation de la population place Kelowna parmi les deux centres urbains ayant la plus grande croissance en Colombie-Britannique et les 10 centres urbains ayant la plus grande croissance au Canada.

Kelowna bénéficie d’une très grande diversité économique.  Un des principaux moteurs d’activité économique en 2007 est la construction.  On retrouve plus d’une vingtaine de projets d’envergure sur la liste des projets majeurs de la Colombie-Britannique. De plus, il y a un très grand nombre de développements résidentiels et touristiques de moins grande envergure.

Le secteur manufacturier est également un moteur important de l’économie locale.  Parmi les plus gros manufacturiers on note Tolko (transformation du bois), Sun-Rype (transformation de fruits) et Kelowna Flightcraft (aviation).

On note également l’importance de l’agriculture, la foresterie, le tourisme et la vente au détail parmi les moteurs secondaires de l’économie locale.  Il ne faut pas non plus oublier les trois plus gros employeurs de la région, le Interior Health District, Central Okanagan School District et la Ville de Kelowna. Le Centre de ski Big White, Overwaitea (épiceries), Okanagan College et Kelowna Flightcraft complètent la liste des plus importants employeurs de la région.  Finalement, depuis quelques années, la région mise également sur le secteur de la haute technologie et espère devenir le « Silicon Valley » du Canada.

Le taux de chômage est peu élévé et se situe à 4,5 %.  On note une baisse importante depuis le dernier recensement ou le taux de chômage était à 8,8 %. On constate une pénurie de travailleurs dans presque tous les domaines et plus particulièrement dans certains domaines spécialisés tels la construction, le génie, les services de la santé (infirmières et médecins spécialisés), l’aménagement paysager, le tourisme et le travail agricole.

Intégration des nouveaux arrivants

La majorité des nouveaux arrivants à Kelowna proviennent des provinces canadiennes, plus particulièrement des prairies, de l’est du Canada et du Grand Vancouver. Pendant plusieurs années ces nouveaux arrivants étaient principalement des retraités et des semi retraités.  Ces retraités, à l’aise financièrement, ont fait démarrer le marché immobilier et fait bénéficier le secteur des services. Depuis quelques années les pénuries de travailleurs ont attiré de plus jeunes arrivants.  Toutefois, il est difficile pour les jeunes travailleurs et jeunes familles de s’installer en permanence à Kelowna puisque le coût de la vie y est trop élevé.  Le coût moyen d’une résidence familiale en 2006 était de 415 000 $.

Il y a peu d’immigration provenant d’autres pays.  Les francophones qui arrivent d’ailleurs sont principalement Français ou Belges et s’intègrent assez facilement.  Il est facile pour eux de trouver du travail.

Le Centre Culturel Francophone de Kelowna accueille les nouveaux arrivants francophones en offrant de l’information sur les services en français en Colombie-Britannique et réfère aux autres agences communautaires pour les besoins plus précis.  Les immigrants ont également accès aux services en anglais de deux organismes, The Kelowna Immigrant Society et Kelowna Community Resource Society.

Présence du français en milieu de travail

Contrairement à l’Ontario, le Nouveau-Brunswick et l’Alberta la population francophone de la Colombie-Britannique est dispersée à travers la province.  Il n’existe aucune communauté bilingue ou francophone précise. La plus grande concentration de francophones se retrouve dans le Grand Vancouver. Selon Statistiques Canada, seulement 2 % des habitants de Kelowna indiquent que le français est la langue parlée à la maison.

Il y a peu de demande pour des employés bilingues et aucune demande pour des employés unilingues francophones.  Les demandes pour employés bilingues se retrouvent surtout dans le domaine touristique, l’enseignement et les postes du gouvernement fédéral.

Les postes en enseignement (programme francophone et immersion) ainsi que les postes bilingues au gouvernement qui requièrent des compétences spécialisées, sont souvent difficiles à remplir.  On doit habituellement chercher à l’extérieur de la région, voir même à l’extérieur de la province, pour trouver des candidats avec les compétences requises.

Les postes bilingues en tourisme peuvent également être difficiles à remplir.  Certaines entreprises francophones préfèrent des employés qui parlent français et doivent recruter ailleurs lorsqu’ils recherchent des compétences spécialisées tels que boulanger, chef cuisinier, sommelier, maître d’hôtel.  Les autres entreprises touristiques qui recherchent des employés bilingues pour les postes de service à la clientèle, tels que commis d’hôtel, serveur dans les restaurants ou guide touristique ont également de la difficulté à trouver des employés et doivent regarder ailleurs.  Certains hôtels recrutent des employés bilingues dans les universités québécoises.  Toutefois, les problèmes d’hébergement découragent plusieurs employés potentiels.

Il est possible pour des personnes unilingues de se trouver de l’emploi à Kelowna.  Puisqu’il est difficile de remplir certains postes, les employeurs sont prêts à accepter des personnes qui ne parlent pas anglais pour les postes qui ne requièrent pas de contact avec le public.  On peut penser par exemple à des emplois en agriculture, aménagement paysager et nettoyage de chambre d’hôtel.

Le Centre francophone de services à l’emploi de l’Okanagan offre des services d’aide à la  recherche d’emploi pour les personnes qui s’expriment en français.  On y offre également des services de counselling, des ateliers et des références à d’autres organismes communautaires.

Formation de la main-d’œuvre 

On retrouve à Kelowna deux institutions post-secondaires, soit Okanagan College et UBC Okanagan.  Il n’y a aucune institution post-secondaire offrant des programmes en français.

Okanagan College offre des programmes de niveau collégial.  On offre, entre autres, des formations techniques pertinentes aux besoins de la région.  On peut compléter des formations en entretien des aéronefs, arts culinaires, métiers reliés à la construction (électricité, plomberie, soudure), soins de la santé (aide infirmière, soins à domicile) ainsi qu’en horticulture.

Également, depuis 1995, UBC (University of British Columbia) a ouvert un campus dans l’Okanagan.  Il est possible de faire un baccalauréat général en sciences ou en arts ou de faire des baccalauréats spécialisés reliés aux besoins de main-d’œuvre régionale en sciences infirmières, en génie, en administration et en éducation.

On retrouve également à Kelowna des institutions privées qui offrent d’autres options de formation.

Services aux entreprises

La Société de développement économique de la Colombie-Britannique (SDECB) a un bureau satellite à Kelowna ou l’on offre des services à l’entreprise.  On y offre des services reliés au démarrage de l’entreprise, à la préparation d’études de marché, de plans d’affaires, de plans de financement et à l’expansion d’entreprise.  On peut également avoir accès à des services d’accompagnement personnalisé et de mentorat.

Community Futures Development Corporation of Central Okanagan offre également des services à l’entreprise et plus particulièrement des ateliers de formation reliés au démarrage.  Cet organisme administre également un fonds d’emprunt et gère le programme « Business Futures ».  Ce programme permet aux futurs entrepreneurs d’obtenir du soutien financier de Service Canada et des conseils techniques pendant la période de démarrage.

Également, les femmes entrepreneures peuvent accéder à toute une gamme de services d’aide à l’entreprise ainsi qu’à un fonds d’emprunt à travers le Women’s Enterprise Society of BC.

Priorités d'actions

La région de l’Okanagan présente des atouts formidables : beauté scénique, climat doux, bonne infrastructure et possibilités d’emploi presque illimitées.  Toutefois, il faut être préparé à payer la taxe du soleil, c'est-à-dire un coût de la vie élevé et des difficultés à trouver du logement abordable.

À court terme, l’emphase économique est sur la construction.  Toutefois, la pression sur les terres agricoles se fait déjà sentir et il est évident que ce boum se terminera éventuellement.  Il ne serait pas déraisonnable de s’attendre à un ralentissement important de ce secteur après les Jeux olympiques de 2010. On mise sur le secteur de la haute technologie pour le futur, secteur qui apportera des emplois bien rémunérés à la région et qui ne mettra pas trop de pression sur les terres agricoles et l’environnement. 

Les Jeux de 2010 devraient générer des retombées importantes au niveau touristique et on peut s’attendre à ce que ce secteur, et en particulier le tourisme sportif d’hiver, prenne de l’ampleur.  De plus le tourisme culturel et l’agritourisme est de plus en plus en vogue chez les boomers, qui forment la prochaine vague de touristes.

Le secteur manufacturier devrait continuer d’offrir de bonnes possibilités d’emploi bien rémunérés pour le futur.  Au contraire, on peut raisonnablement s’attendre à un ralentissement du secteur forestier.

Le secteur qui représente probablement l’affaire la plus sûre pour le futur est celui des services reliés à la santé.  Le climat de l’Okanagan attire depuis plusieurs années des retraités de partout au Canada et on ne prévoit pas de ralentissement à cette tendance.  Cette population vieillissante exigera de plus en plus de produits et services reliés aux soins de la santé, un secteur qui éprouve déjà de la difficulté à répondre à la demande.

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