Vision, défis, opportunités : un survol
Basée sur une série de consultations menées auprès d’entreprises et d’organismes communautaires, cette section présente la vision, les défis et les opportunités qui s’offrent à la région de Stormont, Dundas et Glengarry (SDG) et à sa communauté francophone.
Main-d’œuvre de la région
Les entreprises de SDG offrent une certaine diversité d’emplois. Les domaines liés au service à la clientèle, ne requièrent pas de formation académique formelle. Les métiers et les emplois spécialisés, de même que les emplois professionnels, exigent quant à eux une formation collégiale ou universitaire.
Les secteurs des finances et des ventes ne semblent pas faire face à de grands défis de recrutement. Ces secteurs sont relativement stables dans la mesure où on trouve de la main-d’œuvre disponible et qualifiée. Par contre, on constate un important besoin de main-d’œuvre qualifiée dans les domaines de la gestion de l’environnement, du génie et de l’agriculture, plus particulièrement dans l’élevage des vaches de boucherie et des métiers connexes à la préparation de la viande. Il semble y avoir peu d’intérêt pour le secteur agricole, en partie en raison des heures de travail qui y sont impliquées. Il y a aussi des difficultés à recruter de la main-d’œuvre bilingue qualifiée dans le domaine médical car, en Ontario, les cours collégiales ou universitaires sont généralement offerts en anglais seulement. À cet égard, un guide de planification pour la promotion des carrières en santé a été élaboré par le Réseau des services de santé en français de l’Est de l’Ontario : http://www.rssfe.on.ca/french/index1-f.html. De plus, les ressources financières limitées de nombreuses entreprises ne permettent pas toujours leur expansion en terme de ressources humaines.
Les moyens de recrutement les plus souvent utilisés sont :
- Le bouche-à-oreille
- Les annonces dans les journaux, y compris les journaux d’associations
- Les affichages à l’interne
- Le recrutement actif auprès des finissants du Collège d’Alfred et du Collège de Kemptville, de l'Université de Guelph
- Les guichets / centres d’emploi
- Les organismes agricoles
- Les affiches sur le site Web des entreprises
- Les annonces à la radio
- Le site Web Jobboom
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En général, il n’y a pas de grandes difficultés à recruter des personnes bilingues dans la région de SDG, sauf dans le domaine médical. Bien que certains employés bilingues des entreprises et organismes viennent du Québec ou d’autres régions de l’Ontario, la majorité est originaire de la région et possède le français comme langue maternelle.
Intégration des nouveaux arrivants
Dans la région, on retrouve peu de nouveaux arrivants venant d’autres pays. De plus, la majeure partie des employés a reçu sa formation et acquis son expérience au Canada. Pour ceux qui ont reçu une formation à l’étranger, la reconnaissance des acquis est parfois problématique, surtout pour les ingénieurs et les techniciens agricoles.
Il existe quelques initiatives pour aider les nouveaux arrivants dans la région. Par exemple, la Commission de la formation de l’Est ontarien travaille avec « Cornwall and District Immigration Services Agency » pour développer une nouvelle initiative pour les immigrants au Canada qui favorisera leur intégration sur le marché du travail, ainsi que pour développer leur intérêt dans l’entrepreneuriat. De plus, la chambre de commerce met à la disposition des nouveaux arrivants, une trousse, qui indique les services offerts dans la région. Une initiative a aussi été mise en place par la Corporation néo-canadienne de développement et de leadership communautaire (CODEL) à Toronto. Ce projet vise l’insertion des immigrants dans les activités du secteur agricole.
Présence du français en milieu de travail
La majorité des organismes et entreprises de la région de SDG utilise le français comme langue de travail à l’interne pour les communications verbales; ils offrent également un service à la clientèle en français. Dans l’ensemble, la majorité des employés des entreprises et des organismes de la région est bilingue. Par contre, le français est plus couramment utilisé dans les petites entreprises que dans les grandes entreprises. Son utilisation est aussi plus fréquente dans certains domaines tels l’éducation et l’agriculture.
Un certain nombre de clients des entreprises est anglophone, ce qui exige souvent un service à la clientèle anglophone ou bilingue. De plus, les sites Web de certaines entreprises sont offerts dans les deux langues officielles du Canada.
Formation de la main-d’œuvre
En général, la formation de la main-d’œuvre représente un élément prioritaire pour les organismes et les entreprises de la région de SDG. Plusieurs entreprises sont satisfaites de la formation disponible dans la région. De plus, certaines entreprises et organismes forment leurs employés ou offrent de défrayer les coûts d'une formation ou d'un cours de perfectionnement. Certains partenariats ont été mis en place dans le but d’offrir une formation à la main-d’œuvre. Par exemple, l’Union des cultivateurs franco-ontariens collabore avec le Collège d’Alfred de l'Université de Guelph, pour former les gens en leadership, en coopération, en réparation d’équipements agricoles et en marketing.
Les possibilités de formation bilingue, au sein de la région, sont toutefois limitées. De plus, des possibilités de formation seraient nécessaires pour des métiers spécifiques, par exemple, pour ceux liés à l’élevage des vaches de boucherie, à la préparation de la viande et à la culture des grains. Les possibilités de formation dans les domaines du tourisme, du théâtre, de l’informatique, de la santé et de la vente, de même qu’en leadership, sont également limitées.
Les institutions suivantes offrent de la formation dans la région ou à proximité de SDG :
- Le Collège d’Alfred de l'Université de Guelph
- Le Collège de Kemptville de l’Université de Guelph
- L’Université d’Ottawa
- La Cité Collégiale
- Ontario Meat Independent Processors (OMIP)
- Programme d’inspection des viandes de l’Ontario du Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales
- La Coopérative fédérée du Québec
- Cornwall and Seaway Valley Tourism
- Les professionnels dans le secteur du théâtre
- Les organismes privés licenciés
De plus, des projets de formation et de perfectionnement professionnel ont été élaborés, incluant :
- Le projet « Ruroscope des deux vallées : Le courriel utilisé comme outil de marketing pour les produits ruraux de l’Est ontarien » vise à produire du matériel de formation adapté aux besoins des producteurs du secteur de l’agroalimentaire et à leur offrir au cours des sessions de formation. Voir le site Web : http://www.eotb-cfeo.on.ca/pictures/Rapport%20final%20Ruroscope%20Canadapt.pdf.
- FedNor offre un financement à l’Association des sociétés d’aide au développement des collectivités de l’Ontario (ASADCO) pour offrir des occasions de perfectionnement professionnel au personnel et aux conseils d’administration des sociétés d’aide au développement des collectivités de l’Est de l’Ontario. Voir le site Web : http://sadc-ontario.ic.gc.ca/epic/internet/infednor-fednor.nsf/fr/h_fn01468f.html
- Le projet « Quoi de neuf dans l’apprentissage cette année ? » de la Commission de formation de l’Est ontarien vise à identifier les employeurs de la région intéressés à parrainer certains de leurs employés en vue d’une formation dans certains métiers : http://www.eotb-cfeo.on.ca/cfeo/tradesf.cfm
Services aux entreprises
De nombreux organismes et agences offrent des services aux entreprises :
- Le Collège d’Alfred de l'Université de Guelph
- L’Union des cultivateurs franco-ontariens
- La Société d’aide au développement de collectivités (SADC) de SDG
- Le Ministère des Affaires municipales et du Logement
- Le Ministère du Patrimoine canadien
- Le Ministère des Ressources humaines et Développement des Compétences Canada (RHDCC)
- Le Ministère du Tourisme et des Loisirs
- Les universités et les collèges
- Les entreprises privées / les consultants
- Les organismes communautaires
En général, les entreprises n’ont pas de difficultés d’accès aux agences et organismes de services aux entreprises. Certaines d’entre elles s’informent sur les services disponibles par le biais des journaux. Par contre, d’autres entreprises ne sont pas au courant des services disponibles dans la région. De plus, il semble y avoir un manque de ressources pour offrir le niveau de service que requière la communauté. Par exemple, on note un grand besoin dans les services liés à la première et la deuxième transformation des produits agricoles. Cependant, un centre a été créé pour apporter aux entreprises un soutien et uneexpertise en développement agroalimentaire et rural : http://www.lavoieagricole.ca/pdffiles/rapconsult.pdf. Certains autres services, comme le financement aux entreprises et le recrutement de personnes qualifiées, demeurent aussi en grande demande.
Priorités d'actions
Les forces de l’économie de la région de SDG se situent au niveau agricole, incluant l’agritourisme, et touristique. En effet, les terres fertiles et la proximité du fleuve Saint-Laurent, de Montréal, de Toronto et des États-Unis sont des atouts qui attirent les investisseurs.
Bien que de grandes entreprises soient toujours présentes au sein de la région, telles que Moulure Alexandria, la fermeture d’usines importantes, telles que Nestlé Canada et Domtar, de même que la fermeture de la firme Consultex, a des répercussions importantes sur l’économie de la région. En effet, on constate une pénurie d’emplois à SDG, faisant en sorte que les gens sont forcés de quitter la région pour trouver un travail.
Un défi important se situe dans le domaine de l’exportation. En raison de la crise de la vache folle au Canada, les politiques d’exportation empêchent maintenant le commerce avec les États-Unis, ce qui est très nuisible à l’économie de la région. À cet effet, la Société d'aide au développement de collectivités de SDG a lancé un programme d'expansion des exportations pour aider les entreprises à se tourner vers l'exportation ou à développer de nouveaux marchés : http://www.trilliumfoundation.org/PDFs/french/.../Champlain_FR.pdf
D’autres défis existent dans les domaines suivants :
- Économie du savoir – Très peu d’entreprises se spécialisent dans le domaine de l’économie du savoir. Il serait nécessaire de développer de nouvelles initiatives pour améliorer ce secteur. Par exemple, accroître l’utilisation de l’Internet à haute vitesse pour le « e-commerce » et pour le télétravail serait bénéfique. À cet égard, des initiatives ont été entreprises :
- Le Ministère de l'Entreprise, des Débouchés et de l'Innovation a financé un projet pour établir l’infrastructure de télécommunications qui donnerait accès à la large bande (Internet haute vitesse) aux cantons, aux bibliothèques, aux établissements d’enseignement et aux groupes d’entreprises.
- Une étude pour identifier les besoins de compétences en technologies de l’information chez les employeurs et pour déterminer le niveau de compétences dans ces domaines chez les chercheurs d’emploi est en cours : http://www.eotb-cfeo.on.ca/cfeo/ceonetf.cfm
- Un rapport sur l’utilisation des technologies de l’information et des communications, préparé par la Commission de formation de l’Est de l’Ontario, est accessible sur le site : http://www.eotb-cfeo.on.ca/cfeo/ftech.cfm
- Tourisme – Bien que l’industrie touristique soit bonne, il serait avantageux d’assurer la continuation des activités et des services en place.
- Intégration des jeunes en affaires – L’exode des jeunes vers d’autres régions, notamment les régions urbaines, se fait ressentir dans la région. Il serait important d’encourager les jeunes à rester à SDG après leur formation. Un investissement dans les technologies de l’information pourrait être profitable à cet égard. L’Union des cultivateurs franco-ontariens est un des organismes impliqué dans des initiatives dont l’objectif est de diminuer l’exode des jeunes.
En résumé, les priorités d’actions sont :
- L’accroissement de la main-d’œuvre qualifiée –
La formation est un besoin prioritaire, dans la région. Il faudrait identifier les secteurs où la formation requiert du renforcement dans la région et trouver les ressources nécessaires. RHDCC aurait un rôle important à jouer à cet égard. En revanche, il faudrait trouver des ressources pour augmenter le nombre de postes disponibles pour cette main-d’œuvre qualifiée.
Plusieurs études ont été menées sur la question de la main-d’œuvre de la région :
- L’intervention auprès des jeunes –
Une fois que les jeunes sont formés, des stratégies devraient être élaborées pour prévenir l'exode de ces jeunes vers d’autres régions et rapatrier ceux qui ont quitté. Il faut trouver des moyens pour attirer les jeunes. La création d’opportunités de stages d’emplois en milieu rural pourrait être avantageux.
- L’accroissement du développement économique –
Les principaux acteurs du développement économique de la région sont le RDÉE, l'Union des cultivateurs franco-ontariens, les conseils scolaires, le Collège d’Alfred, le Conseil de la Coopération de l’Ontario, les institutions financières, les chambres de commerce, la Banque de développement du Canada, les acteurs impliqués dans les secteurs du tourisme et des technologies, les entreprises privées, les trois niveaux de gouvernement et les organisations communautaires. Tous ces intervenants doivent conjuguer leurs efforts pour façonner le développement économique à SDG et développer une vision à long-terme. La création de réseaux de contacts et d’échanges serait aussi un atout.
Certains efforts ont récemment été réalisés dans le domaine du développement économique :
Liens Internet pertinents :