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Carte des divisions et subdivisions de recensement

Avalon

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Vision, défis, opportunités : un survol

Basée sur une série de consultations menées auprès d’entreprises et d’organismes communautaires, cette section présente la vision, les défis et les opportunités qui s’offrent à la région de la Péninsule d’Avalon et à sa communauté francophone.

Main-d’œuvre de la région 

L’accès à une main-d’œuvre qualifiée sur la Péninsule d’Avalon varie selon les domaines.  Il y a une proportion plus élevée de francophones dans les professions de services liées à l’administration publique. La région de l’Avalon offre une diversité d’emplois qui englobent de multiples secteurs d’activités.  En général, il y a des difficultés importantes à recruter localement et dans la province et ce principalement, dans les secteurs de l’éducation, de l’administration et de la santé. Il semble que les gouvernements fédéral et provincial aient assez facilement accès à une main-d’œuvre qualifiée car ils ont à leur disposition divers moyens de recrutement et il existe des possibilités de formation et de perfectionnement des compétences en français.

Certains secteurs font face à une pénurie importante de main-d’œuvre qualifiée. Les principales raisons sont que la population est vieillissante et en diminution, les jeunes sont généralement intéressés à quitter la province ou la région pour des emplois mieux rémunérés dans d’autres villes canadiennes. Dans le même sens, un des éléments majeurs est que les jeunes ne peuvent poursuivre des études postsecondaires en français dans la région de l’Avalon ainsi que dans la province.

Un autre défi important est celui de recruter des employés bilingues.  De façon générale, les employés des entreprises de la région ne sont pas bilingues ou n’ont que de faibles compétences en français. Pour les emplois qui requièrent d’excellentes compétences de communication en français et en anglais, la majorité des employés proviennent de l’extérieur de la province (Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et Europe).  

Les moyens de recrutement les plus souvent utilisés sont :

  • Le bouche à oreille
  • Les universités
  • Les programmes de Services Canada
  • Les centres d’emplois du gouvernement fédéral

Intégration des nouveaux arrivants

La population francophone de la Péninsule d’Avalon est principalement originaire du Québec, de l’Ontario, des provinces  maritimes, de Saint-Pierre et Miquelon et d’Europe.  La proportion de nouveaux arrivants francophones est irrégulière puisque les francophones s’installent parfois dans la région de St. John’s que pour un temps limité. La reconnaissance des compétences acquises à l’extérieur du Canada et dans certains cas à l’extérieur de la province pose souvent des difficultés dans plusieurs domaines, particulièrement dans les secteurs de l’éducation et de la santé. La Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FFTNL) et le Conseil scolaire francophone provincial (CSFP) sont impliqués dans ce dossier, en collaboration avec le Bureau des services en français du gouvernement provincial et le ministère de l’Éducation. La FFTNL travaille depuis 2006 sur un projet d’immigration qui traite de cette question de reconnaissance des compétences acquises à l’extérieur.

L’Association for New Canadians à St. John’s est un organisme qui dispose d’un certain nombre de programmes afin de faciliter l’arrivée et l’intégration des immigrants dans la société insulaire. Cet organisme fournit de l'assistance pour les besoins initiaux d'établissement tels que l'interprétation, l'hébergement, l'inscription pour des services de garde, l'école et des classes de langue seconde, ainsi que l'intégration continue dans la communauté.

Présence du français en milieu de travail

Le français est utilisé comme langue de travail au sein des organismes et associations communautaires et de certaines entreprises francophones de la région. Au niveau des entreprises, le français est plus souvent employé dans les services offerts à la clientèle et lorsque la demande se présente.  Le bilinguisme est parfois un pré-requis pour les employés dans le domaine touristique. Cependant, les entreprises ne font généralement pas la promotion de l’existence d’un service en français et il n’existe pas actuellement, au niveau de la province, de reconnaissance ni de standard de qualité sur l’offre d’un service en français.

Formation de la main-d’œuvre 

La formation de la main-d’œuvre francophone est un dossier important qui figure parmi les priorités de la région dans plusieurs secteurs tels que l’éducation, la santé, et les communications.  Cependant, les opportunités de formation en français dans tous les domaines sont insuffisantes et il en résulte un manque de main-d’œuvre bilingue qualifiée. En tourisme, quelques opportunités de formation en français existent avec l’Association touristique Hospitality Newfoundland and Labrador, à savoir la formation SuperAccueil et la certification professionnelle Emerit. Certains organismes offrent à leurs employés la possibilité de suivre une formation en français mais ces organismes doivent en général avoir recours à quelqu’un de l’extérieur de la province, ce qui augmente les coûts et diminue les opportunités de formation.

On note un manque de collaboration entre les organismes francophones et les pourvoyeurs de formations dans la région tels que The College of the North Atlantic et Memorial University of Newfoundland (MUN). Ceci représente un défi pour plusieurs jeunes qui apprennent le français dans les écoles françaises, d’immersion française et à l’Université MUN. En effet, ces jeunes n’ont pas l’opportunité de poursuivre une formation professionnelle en français, et de ce fait, ils n’acquièrent pas nécessairement le niveau de compétence requis en français oral et écrit pour certains postes bilingues ou requérant des compétences en français.

Les institutions suivantes offrent des programmes de formation uniquement en anglais. Cependant, il y a des opportunités  intéressantes de développer des liens pour de la formation en français avec ces institutions.

  • Memorial University of Newfoundland (MUN)
  • The Marine Institute
  • The College of the North Altantic
  • Compu College

Services aux entreprises

Certains organismes offrent des services aux entreprises en français, dont le Centre de services aux entreprises Canada/Terre-Neuve-et-Labrador.

Les organismes suivants offrent des services aux entreprises en anglais:

  • L’agence de promotion économique du Canada Atlantique (APÉCA)
  • Industrie Canada
  • La plupart des ministères du gouvernement provincial
  • Hospitality Newfoundland and Labrador (HNL)
  • Destination St. John’s
  • St. John’s Board of Trade
  • Corporations au bénéfice du développement communautaire (CBDC)

Plusieurs intervenants considèrent qu’il existe des services aux entreprises dans la région mais ils soulèvent aussi des lacunes et des défis. Selon certains, il y a des lacunes sur le plan des services d’accompagnement pour les entrepreneurs francophones, ce qui n’encourage pas les nouveaux arrivants ou les entrepreneurs à s’intéresser à l’entreprenariat. Il semble aussi y avoir un manque de connaissance des nombreux programmes de soutien aux entreprises.  Les programmes d’appui gouvernementaux ne semblent pas non plus toujours adaptés et rejoignent difficilement les besoins des petites et moyennes entreprises.

Priorités d'actions

Une force de la Péninsule d’Avalon est sa population qui regroupe 40% de la population totale de Terre-Neuve-et-Labrador. La région de St. John’s se caractérise par une économie diversifiée dans les secteurs du pétrole, de la pêche, de la culture, du tourisme, des technologies et de la santé. Normalement, les entreprises préfèrent s’établir à proximité de la ville de St. John’s afin de bénéficier des ressources de la capitale.

Toutefois, l’économie de la région fait face à des  défis liés à sa dépendance aux transports aériens et maritimes, ce qui limite son plein essor économique. En outre, la région fait toujours face à un problème d’exode de sa main-d’œuvre qualifiée, pour de meilleurs salaires à l’extérieur. Enfin, la consolidation et le maintien de services en français sont aussi des défis persistants dans de nombreux secteurs.

Les priorités d’actions sont:

  • L’intervention auprès des jeunes pour des formations postsecondaire ;

Non seulement faut-il améliorer l’intégration des jeunes dans les organismes et les entreprises de la région, mais aussi créer davantage de collaboration entre les organismes francophones, les collèges et l’université. Il faudrait développer chez les jeunes le sens d’une fierté de leur identité et de leur origine par le biais de projets communautaires, pour qu’une fois diplômés, ils restent ou retournent dans la région.

  • Le développement touristique

La région de l’Avalon a fait des progrès dans le domaine du développement touristique et des services disponibles à la clientèle, offrant maintenant un plus grand nombre de services de qualité. La FFTNL, par le biais du RDÉE TNL, édite en 2007 une 4ème édition du Guide touristique en français 2007-2008 pour Terre-Neuve-et-Labrador & Saint-Pierre-et-Miquelon. Il y a des opportunités dans le développement de produits touristiques tel que l’élaboration de circuit et d’activités en lien avec des produits spécifiques tel que le golf, le vélo ou plus généralement le plein air.  Il faut aussi encourager les entreprises qui peuvent offrir un service en français à l’afficher davantage.

  • Le développement économique francophone

On constate que la majorité des entreprises francophones de la région sont des petites entreprises ou sont des entreprises à travailleur unique. Il y a de la place pour plus d’entreprises francophones dans plus de secteurs. Pour ce faire, la communauté a besoin de solutions créatives et flexibles qui reflètent la réalité francophone de la province. L’approche utilisée par les organismes qui offrent un service aux entreprises doit être adaptée aux enjeux spécifiques qui touchent la communauté francophone de la région, particulièrement en ce qui a trait à sa petite taille. 

Il semble y avoir un marché à développer sur le plan des nouvelles technologies, particulièrement pour les petites entreprises de multimédia et de nouvelles technologies. Il faut cependant que les gens soient informés et sensibilisés  sur les possibilités dans ce domaine, qui remplacent certaines industries à la baisse ou qui n’existent plus. Il serait opportun que la région développe davantage une image intéressante sur les possibilités de développement dans des secteurs tel que le secteur maritime (océanographie et technologie).

  • Le développement économique communautaire des francophones de la région est stimulé par des outils de développement tels que des profils et plans communautaires qui permettront d’initier les projets de la communauté de l’Avalon.

De façon générale, le recrutement et la rétention de ressources humaines sont des priorités qui nécessitent l’intervention et la concertation des gouvernements ainsi que des acteurs des milieux francophones.