COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate
Ottawa, le 5 novembre 2026 – Le Réseau de développement économique et d’employabilité du Canada (RDÉE Canada) accueille favorablement plusieurs orientations du budget fédéral 2026, notamment les mesures visant à stimuler la productivité des entreprises, à faciliter la mobilité de la main-d’œuvre et à renforcer les liens économiques au sein de la Francophonie. L’organisme souligne toutefois l’importance de s’assurer que ces investissements profitent également aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux communautés francophones et acadienne en situation minoritaire.
« Le Canada accuse un retard en matière de productivité depuis trop longtemps. La Mégadéduction à la productivité est une mesure structurante qui peut encourager les entreprises à moderniser leurs équipements, à adopter de nouvelles technologies et à réaliser des investissements qu’elles auraient autrement reportés. Le caractère permanent de cette mesure offre aussi une prévisibilité importante aux entrepreneurs qui doivent planifier leurs investissements à long terme », affirme Yan Plante, président-directeur général du RDÉE Canada.
Déjà annoncée en septembre dernier et confirmée dans le budget 2026, la Mégadéduction à la productivité vise à encourager les entreprises à investir en leur permettant de déduire immédiatement le coût intégral d’un large éventail d’investissements admissibles. Cette mesure permanente, dont le coût fiscal est estimé à 36 milliards de dollars sur cinq ans, pourrait contribuer à stimuler les investissements et à améliorer la compétitivité des entreprises canadiennes.
Pour l’organisme, il sera important que les politiques économiques tiennent compte des réalités des entreprises de toutes tailles, y compris celles dont la capacité d’investissement demeure limitée.
Le Sommet de la Francophonie de 2028, une occasion économique à saisir
Le RDÉE Canada se réjouit également de l’engagement de 393,2 millions de dollars annoncé pour soutenir la tenue du Sommet de la Francophonie de 2028 dans la région de la capitale nationale.
Au-delà de sa portée diplomatique et culturelle, le budget reconnaît explicitement la contribution potentielle du Sommet à l’attraction d’investissements, au développement de relations d’affaires et au renforcement des liens économiques entre les pays francophones.
« Nous saluons cet engagement important et le fait que la dimension économique occupe une place dans les ambitions du gouvernement pour le Sommet de 2028. C’est une occasion exceptionnelle de mettre en valeur le savoir-faire de nos entrepreneurs, de créer de nouveaux liens d’affaires et d’ouvrir des portes sur les marchés francophones internationaux. Nous souhaitons que 2028 soit véritablement l’année de la francophonie canadienne, y compris sur le plan économique », souligne M. Plante.
Le RDÉE Canada souhaite que les communautés francophones et acadienne en situation minoritaire soient pleinement associées aux possibilités économiques qui découleront de cet événement.
Main-d’œuvre: des avancées nécessaires pour répondre aux besoins des entreprises
Le budget confirme également plusieurs engagements visant à faciliter la mobilité de la main-d’œuvre, à améliorer la reconnaissance des compétences et à soutenir la formation dans les métiers spécialisés.
Le RDÉE Canada rappelle que ces enjeux demeurent déterminants pour la compétitivité des entreprises et la vitalité économique des communautés francophones et acadienne en situation minoritaire.
L’organisme réitère l’importance de réduire les obstacles qui limitent la mobilité des travailleurs et la reconnaissance de leurs qualifications, particulièrement dans les régions où le recrutement et l’accès à une main-d’œuvre qualifiée représentent des défis persistants.
Préserver les moyens de soutenir le développement économique des communautés
Le RDÉE Canada prend également note de la volonté gouvernementale de ralentir la croissance des dépenses de programmes directes, qui passerait d’une moyenne de 8 % à moins de 2 % par année au cours de la période de planification.
Tout en reconnaissant l’importance d’une gestion rigoureuse des finances publiques, l’organisme rappelle que les besoins d’accompagnement des entrepreneurs, de développement des compétences et de soutien à l’employabilité demeurent importants dans les communautés francophones et acadienne en situation minoritaire.
« Nous comprenons la nécessité de faire des choix budgétaires responsables. Toutefois, les investissements dans la croissance économique doivent aussi tenir compte des réalités des communautés qui contribuent à cette économie. Les entrepreneurs francophones ont des projets, des idées et des ambitions. Ils doivent pouvoir accéder aux outils, aux ressources et aux possibilités qui leur permettront de les concrétiser. Il en va de même pour les travailleurs, qui doivent pouvoir développer leurs compétences, accéder à des emplois de qualité et saisir les occasions qu’offre cette croissance économique », conclut M. Plante.
Le RDÉE Canada poursuivra son analyse des mesures budgétaires et de leurs implications pour les entreprises, les travailleurs et les communautés francophones et acadienne en situation minoritaire.
– 30 –
À propos du RDÉE Canada
Reconnu pour son expertise, le Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE Canada) œuvre depuis plus de 25 ans pour favoriser le développement économique des communautés francophones et acadienne situation minoritaire en appuyant les actions collectives de ses membres et en assurant un leadership national basé sur la collaboration et les partenariats.
Renseignements :
Delphine Denis
Directrice exécutive – Affaires publiques
Réseau de développement économique et d’employabilité du Canada (RDÉE Canada)
delphine.denis@rdee.ca